Bon à savoirC’est la crise des subprimes en 2007 qui a déclenché cette réforme. Une crise qui a grandement fragilisé les banques et pointé du doigt leurs faiblesses.
Bâle 3 ou III a pour principal objectif d'augmenter la capacité de résilience des plus grandes banques mondiales. Rappelons que la résilience est la capacité de s’adapter (ici, de s’adapter à la conjoncture des marchés).
Cette réforme se base sur 3 grands piliers :
- Les capitaux : augmentation des fonds propres et de leurs qualités, s’armer face au risque global, créer des ressources de sécurité et limiter l’effet de levier ;
- Les liquidités : création de nouveaux ratios, le LCR (liquidités à court terme) et le NSFR (liquidités à long terme) ;
- Le risque systémique : pour les transactions liées aux produits dérivés, l’usage de CCP (chambres de compensation) est recommandé. Possibilité d’augmenter le niveau du capital.
Les fonds propres sont essentiels, car ils permettent de garantir la solvabilité des banques en cas de pertes. Le ratio de solvabilité est passé de 8 % à 10.5 % après les accords de Bâle III.